Elle est originaire des zones tempérées et chaudes d’Amérique du Sud et elle est aujourd’hui naturalisée en Europe, en Amérique du nord, en Afrique, en Chine, en Océanie et dans l’Ouest de l’Inde.
Largement utilisée en aquariophilie et dans les bassins d’agréments pour sa forte capacité à oxygéner l’eau par photosynthèse, absorber l’excès de nitrates et lutter contre les invasions de cyanobactéries, l’élodée reste toutefois considérée comme une espèce envahissante problématique dans les régions combinant deux facteurs favorisant sa prolifération excessive : une absence ou un faible gel hivernal et des eaux polluées par les engrais agricoles.
En effet sa prolifération y engendre alors une forte pression sur la flore autochtone mais surtout d’importantes nuisances pour la navigation et un risque d’obstruction des canalisations d’eau potable et des ouvrages hydrauliques.
Voici un exemple pour illustrer le caractère adaptable et invasif de la plante : récemment, l’élodée dense a été listée parmi les espèces exotiques naturalisées en Islande où elle s’est implantée dans les masses d’eau naturellement chaudes. Cette présence dans le nord de l’Islande, fait de E. densa l’une des premières espèces de plantes exotiques d’eau douce atteignant l’Arctique
Elle fait partie des espèces interdites par le nouvel arrêté ministériel de niveau 2 publié le 11 avril 2019 à La Réunion. Il est donc prohibé de vendre, d’acheter et d’échanger cette espèce.
Si vous observez l’Elodée dense en milieu naturel n’hésitez pas à faire un signalement en ligne en suivant ce lien.
Si un individu se trouve chez vous, il faut l’éradiquer au plus vite.
Pour toutes informations supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter au 02 62 40 26 28.