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Gestion de l'Herbe de la Pampa dans les cirques de Salazie et de Mafate à La Réunion - Groupe Espèces Invasives de La Réunion
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Gestion de l’Herbe de la Pampa dans les cirques de Salazie et de Mafate à La Réunion

L’Herbe de la Pampa :

Cortaderia selloana est une plante ornementale, originaire d’Amérique du Sud, qui s’est très bien adaptée aux conditions écologiques de la Réunion. Mais comme partout dans le monde, elle est une menace pour la biodiversité. Il est urgent et encore temps de stopper sa propagation dans le milieu naturel. En occupant l’habitat de nombreuses plantes endémiques fragiles de l’Île de La Réunion, elle peut provoquer leur disparition. Lorsqu’elle s’installe sur de grandes surfaces, il est très difficile et coûteux de l’éliminer. Il faut compter plusieurs milliers d’euros par hectare envahi.


Site d’intervention :

En milieux naturels à la Réunion, l’Herbe de la Pampa est observée depuis 2001 dans les cirques de Salazie et de Mafate. Sur le reste de l’île, elle est majoritairement cantonnée aux jardins. Plusieurs milliers de pieds ont été recensés à Salazie (Rivière du Mât principalement), allant de grandes touffes de plusieurs mètres carrés à de jeunes plants de 10 cm. À Mafate, de petites populations étaient localisées dans la Rivière des Galets, au Col des Boeufs, sur la Plaine des Merles et le Sentier Scout.


Historique des interventions :

  • Depuis 2012, dans le cadre du Plan opérationnel de lutte contre les invasives à La Réunion (POLI), l’espèce fait l’objet d’un Plan régional de lutte (PRL) à La Réunion pour lequel la Deal a subventionné l’ONF.
  • Pour établir l’état des lieux en 2012, une prospection pédestre et par hélicoptère a été réalisée le long des sentiers et pistes forestières.
  • Depuis 2013, des opérations annuelles d’arrachage manuel sont menées et des inventaires complémentaires sont réalisés pour suivre l’évolution des populations et détecter d’éventuelles nouvelles populations.
  • Lors des prospections pédestres, les petits plants sont arrachés à la main et enterrés localement. Les plants de taille plus importante sont effeuillés et la souche est arrachée et fragmentée puis l’ensemble est enterré sur place. Si la nature du sol ne le permet pas, ils sont ensachés (bags ou sacs poubelles) et mis temporairement en dépôt sur une zone de déblais à la Plaine des Merles, puis enterrés au tractopelle.
  • Dans les zones difficiles d’accès, les équipes d’interventions sont héliportées et travaillent encordées. Les petits pieds sont arrachés et les pieds plus importants sont effeuillés.
  • L’effeuillage des plantes est effectué au sabre à canne, et le dessouchage à l’aide d’un pic, d’une barre à mine (avec triangle soudé sur une pointe), d’une pioche ou d’un micro-piochon.
  • Les sites traités sont suivis les années suivantes pour éliminer les rejets et les nouveaux plants.

Résultats et bilan :

  • Les prospections après interventions réalisées par hélicoptère ont montré la disparition de l’Herbe de la Pampa dans certaines zones d’intervention, ce qui est très encourageant.
  • Dans les autres zones traitées, une diminution des populations et une faible reprise ont été observées, excepté dans la zone aval de la Source Manouilh où de nombreux rejets et de nouvelles plantules ont été observés. Cette zone a donc fait l’objet d’un effort particulier de gestion en 2016 et en 2017 : 372 pieds ont été arrachés et enterrés ainsi que plus de 1 200 semis de petite taille, sur 24 jours d’intervention.
  • La plupart des rejets n’ont pas le temps de refleurir entre deux interventions d’arrachage.
  • L’apparition et le retour de l’espèce apparaissent freinés par l’existence d’une strate herbacée dense ou d’un couvert forestier, les zones les plus envahies et recolonisées sont celles en plein soleil et dépourvues de végétation.
  • Contrairement aux autres années, les opérations encordées n’ont pas été réalisées par les ouvriers forestiers de l’ONF en 2017 et 2018 car elles concernaient l’un des sites les plus difficiles d’accès : Elles ont été confiées à une entreprise spécialisée (GTOI) et financées par la subvention accordée par la Deal.

Valorisation des actions :

  • Des actions de sensibilisation sont réalisées en parallèle des actions de gestion. Lors des prospections de surveillance des repousses, les habitants rencontrés sont informés du risque de dispersion de l’espèce, menant parfois à l’arrachage par les particuliers eux-mêmes des plants présents à proximité des habitations.
  • En 2014 et 2015, des opérations d’échanges de plants d’espèces indigènes contre l’arrachage d’Herbe de la Pampa ont été organisées afin d’éliminer l’espèce des jardins privés.
  • L’invasion du milieu naturel par l’Herbe de la Pampa a déjà fait l’objet de plusieurs articles dans la presse locale et de reportages (Le Journal de l’île, Réunion 1ere, Antenne Réunion, etc.).

Perspectives :

  • Seule une petite population située à Terre-Plante, à Salazie, n’a pas encore fait l’objet des interventions d’arrachage. Ces opérations seront programmées en 2019.
  • La surveillance des sites sera poursuivie et les repousses éventuelles seront arrachées par les équipes de l’ONF, opérations financées par le FEADER.
  • L’espèce est toujours présente dans de nombreux jardins privés. L’espèce est désormais interdite d’introduction et de tous usages sur l’île, suite à l’arrêté ministériel publié en avril 2019.

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